lundi 30 novembre 2009

Bonjour tout le monde !!!

vendredi 31 octobre 2008

Il était trop tard

Jusqu’ici Robert Nicolas n’a pas repris les onze toiles qu'il restait à peindre de l’approche Espace Sensible, mais a choisi, de préférence, de recueillir des données sur le terme sida -la maladie qui sème la terreur -en vue d’une exposition sous ce vocable, après avoir vu déjà plusieurs expositions de cette inspiration . Donc , il compilait en ce sens des informations par la lecture, des visites dans des hôpitaux, et a eu à sa portée, au terme de cette cueillette, le visionnement d’une scène de vidéo : un sidatique mourant. À son tour, pendant deux semaines, Robert se rendait à l’organisme possédant le film, pour le visionner et, tout en observant la scène, pour la dessiner, il réalisa la toile intitulée : Il était trop tard.
Cette œuvre au cours de sa réalisation était mise de côté pendant une période de temps, malgré lui, inachevée. Il a du donc la reprendre un bon jour et la terminait en si peu de temps et, tout en la regardant, il découvrait les mots pour écrire ce texte suivant dans l’harmonie que forment les couleurs de la toile :

Il était trop tard
Car le rouge s’était déjà
Confondu avec le bleu
Pour s’entraîner
Inéluctablement vers l’abîme;
Malgré cette dernière
Lueur de soleil qui
Reflétait la vie
Sur son visage
Qu’il ne vous soit pas trop tard!

Robert Nicolas
S15652



Le souffle de la création a fait remonter à Robert Nicolas, du tréfonds de lui-même ou de ses racines, l’essence de l’Art venant de la forme et du mouvement, à travers Besoin de peindre et Voyage avec la Musique ; et l’idée de la mort qui est venue s’y implanter, sous une forme de prétexte d’exposition à coté de ceux-ci, ne fait que souligner leur existence par le principe moteur qui est le souffle et qui se trouve dans les deux premiers textes : On naît avec le souffle et meurt sans lui.



dimanche 9 décembre 2007

" LE DESSIN PAR LA MUSIQUE "

" LE DESSIN PAR LA MUSIQUE "
Avec la deuxième découverte " LE DESSIN PAR LA MUSIQUE ", lors d’une soirée de jazz à LA MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC en 1992, je franchissais une autre étape dans la création.
L’appréhension du mouvement du corps par le contrôle du souffle, ou de l’élan musical que je laisse traverser mon être sans entraves, grâce â des pratiques d’exercices faits au préalable et avec l’intention d’effacer le stress en moi,alla permettre l,émergence de l’ approche Voyage avec la musique, et mon premier dessin qui en découle:Oliver Jones au piano.
Cette soirée débutée avec Oliver Jones, était-ce le fait du hasard ? Ma présence l’a été tout au moins. Une première du genre ! En réalité, je sortis ce soir-là de la bibliothèque de l’endroit, pour déboucher sur une foule qui attendait d’entrer dans la salle de spectacle.
" C’est le festival de jazz qui s’ouvre ce soir. Tiens ça ! c’est le programme" me renseigna un gentil aspirant spectateur en guise de réponse à mon interrogation sur la présence de cette masse de monde qui tiquait ma curiosité.
J’entrai m’asseoir parmi l’auditoire devant lequel allait produire Oliver.
Dès sa première composition, je fus assez rapidement entraîné dans son jeu. Je le voyais s’emporter par l’élan d’un morceau qu’il exécutait. C’était comme s’il faisait en sorte que son corps épouse le rythme de la musique. C’est ce qui m’entraînait à mon tour. De là m’est venue l’idée de dessiner ce corps en mouvement au verso de la feuille de programme que m’avait passé cet inconnu.
Au terme de cette soirée, j’avais réalisé un dessin chargé d’émotions et de spontanéité. Puis j’ai décidé que j’allais passer les deux semaines complètes du festival à dessiner sur mes cartons d’aquarelles ratées qui constituaient bien heureusement des supports de format acceptable.
À compter de cette soirée de 1992 jusqu’en 1994, j’allais partout dans des spectacles de musique: dans les bars, aux festivals de jazz en plein air, etc.. Et en 1994, je suis retourné à cette même Maison de la Culture pour soumettre un projet d’exposition de dessins faits en m’imprégnant de la musique. Ce projet a été accepté.











SOUS L’ÉMOTION MUSICALE


SOUS L’ÉMOTION MUSICALE, c’est le titre de l’exposition que j’ai présentée en novembre 1994 avec 65 dessins, en même temps que le spectacle d’ouverture du Festival de Jazz de cette année-là.
Plus tard, en 1996, j’ai pris part à une exposition collective sur la musique. J’ai écrit, au matin du jour du vernissage, le poème que j’ai nommé
VOYAGE AVEC LA MUSIQUE :


Je voyage avec la musique
Et tout au long de la route
Elle fait battre mon coeur
Et bouger mon corps.
Mes doigts, ma tête, mon cou,
Mes épaules et mes pieds,
On dirait, cadencent à l’unisson
Dans une alternance sonore
D’intensités fortes et faibles
Entrecoupées parfois
De silence profond.
Et mon coeur continue à battre
Toujours dans le même élan :
Je la ressens encore
Cette musique dans mes fibres…
Je la vois, la revois
Et je vous la montre à travers
Les lignes de son souffle. R.N.

Enfin en 1998, au mois de septembre, j’ai présenté à La Maison de la Culture Rivière des Prairies l’exposition
sous le nom : VOYAGE AVEC LA MUSIQUE qui constitue en somme la démarche artistique de cette forme
d’expression graphique en évolution.
Il faut dire que c’est après avoir fini d’écrire ce poème que j’étais porté à écrire :Invocation à l'Afrique,ou BESOIN DE PEINDRE, titre de
mon premier masque, le leitmotiv de toute ma création de cette période allant de 1989 à 1999, à présent sous
forme de remerciements à l’Afrique.


Invocation à l'Afrique
Je pensais que ta
Mémoire était
Enfouie dans la nuit
Des temps
Et que tu ne me
Reconnaîtrais jamais,
Donc je ne reverrais
Plus ta face.
Mais je savais que je
Venais de toi,
Afrique, Maman !
Longtemps je te cherchais
Et je t’appelais
Tellement. Enfin, on
Dirait que l’écho
Retentissant de ma
Voix plaintive arrive
Jusqu’à toi alors je
Ressens à travers ma
Pensée et mon
Souffle, ta présence.
Merci d’être
Toujours avec moi ;
Car malgré mon
Visage déformé par
La peur et la
Souffrance, tu m’as
Reconnu et m’en as
Libéré.
R.N.









































" L’EXORCISÉ "
Après " BESOIN DE
PEINDRE ", j’ai procédé
à l’exorcisme du téléphone
en créant"
L’EXORCISÉ " :"
Je fais allusion ici à mon téléphone qui me réveillait la nuit en sursaut ou encore quand je rentrais chez moi, sans
aucune réaction de l’interlocuteur qui finissait par raccrocher.
En dépit de mes plaintes auprès de la compagnie de services
(Bell), il m’était impossible de connaître l’origine de ces appels
ennuyeux, anonymes et sans parole.


" LE DÉVOILÉ "
Un deuxième masque toujours
du téléphone :
L’intérieur de l’appareil
renferme deux
petites cloches jumelles que j’ai incrustées dans un visage imaginé,
toujours produit à partir des mêmes matériaux.






" LE CRI "
Et comme je vivais des moments d’angoisse, il fallait que je crée
" LE CRI " pour faire le vide en
moi, une façon de me soulager.

dimanche 12 août 2007




Le visage retrouvé (1985)


Depuis bien avant cette réalisation artistique, Robert Nicolas avait commencé l'expérimentation du miel comme diluant pour mélanger la couleur, à la place d'autres produits, entre autres de l'huile de lin, à cause des propriétés conservatrices pour lesquelles on en faisait usage dans l'antiquité : autrefois on en embaumait les cadavres des morts avant de les enterrer, afin de les conserver. Et ce, jusqu'au moment où, en 1985, à 4 heures du matin, alors que l'artiste traversait des situations pénibles et incroyables, il se leva ce jour-là, prit une feuille de carton et la posa au mur de sa chambre. Puis, avec le mouvement des gestes de son corps et de ses mains, et de tout son état d'âme, il est allé, grâce à ce mélange de miel et de couleur, jusqu'à la découverte de ce visage…
Plus tard au cours de cette même année, l'œuvre a été sélectionnée pour l'exposition annuelle présentée à la galerie V.A.V. de l'université Concordia.
Cette rétrospective de l'œuvre est pour faire entendre aux uns et aux autres que le titre, Visage Retrouvé est évident : il a été engendré avec l'œuvre…
Vivre et créer sont de la combinaison des mouvements du corps, de l'âme, de l'esprit et de la pensée ; le souffle en est la source, le moteur.
De par son univers sensible de l'art, l'artiste ne se borne pas seulement au cadre pictural, il sait donc, en explorant d'autres sphères de l'art telles que la sculpture, la danse, la musique et la poésie, que ses possibilités de rendre l'émotion deviennent plus grandes. Dans son poème : 'Voyage avec la Musique', il vous le redit :
Je voyage avec la musique
Et tout au long de la route
Elle fait battre mon cœur
Et bouger mon corps
………………………....
………………………....
Je la ressens encore
Cette musique dans mes fibres…
………………………....
………………………....
Je la vois, la revois
Et je vous la montre à travers
Les lignes de son souffle



"Besoin de peindre" (14"x11")


1987-1989
Deux ans après l'obtention d'un baccalauréat en Arts visuels. à l'Université Concordia, j'étais en proie à des difficultés de production. Des toiles que je m'étais proposé de créer et d'autres que j'avais même commencées, je ne pouvais les achever faute de moyens financier;
tandis que le besoin de peindre se faisait sentir de plus en plus intensément, il m'était devenu le sujet d'une oeuvre que je décidai d'aller créer pour me soulager d'une telle souffrance.
Et comme je réfléchissais sur la conception d'une telle oeuvre, je découvris que les pots vides de peinture qui étaient restés devant moi devraient être les éléments essentiels pour étancher cette soif démesurée. Ainsi " BESOIN DE PEINDRE " allait voir le jour. À l'aide d'un sachet de colle en poudre comme base que j'expérimentais pendant environ six mois, en ombinaison avec d'autres produits (fibre de bois,fil…), j'ai créé le visage de " BESOIN DE PEINDRE " en le rendant vivant grâce aux pots vides de peinture, sources d'une expression véritable d'une oeuvre réelle et palpable. La réalisation de cette oeuvre deviendra pour moi plus tard la sève créatrice donnant naissance à d'autres oeuvres, à la faveur d'autres situations
ou d'événements qui perturbaient ma paix.





bon juge

bon juge
1990

mauvais juge

mauvais juge
1990

leader subventionné

leader subventionné
1994